La corruption en Azerbaïdjan ne concerne pas (trop) le voyageur

Avant d’entrer dans ce pays tout le monde nous mettait en garde contre la corruption qui y régnait. Selon les expériences des personnes que nous avons rencontré, l’Azerbaïdjan était le paysle plus corrompu de tous les pays de l’ancien URSS. On nous l’a tellement rabâché qu’en entrant dans le pays, nous avions une légère appréhension. Pourtant nous n’avons pas été confronté à de problèmes majeurs.
 

En tout et pour tout, nous avons eu à faire à deux reprises à des policiers. La première fois, alors que nous marchions le long d’une route en sortant d’une petite ville, une voiture civile s’arrête à notre niveau et un policier en uniforme en sort. Pas particulièrement aimable, il demande à contrôler nos passeports. Nous obtempérons, non sans une certaine crainte, mais au final ce représentant des forces de l’ordre s’est montré très professionnel et, dans la mesure où notre situation était en règle, il nous a restitué nos papiers sans histoires.
 

La seconde fois, c’était à Bakou. Alors que nous nous rendions à l’ambassade du Kazakhstanpour demander quelques informations, les agents en poste devant l’établissement nous ont interpellé et demandé à contrôler nos passeports. L’un d’eux s’est mit en quête de son supérieur, nos passeports dans la main et répétant sans cesse “ problème, problème”, sans bien entendu entrer dans les détails. Son collègue nous a alors demandé de vider nos poches et c’est à contre-coeur que nous avons dû lui montrer nos devises étrangères. L’appareil photo que tenait Killian fit lui aussi l’objet de leur attention.
 

Avec le temps toutefois, et sans que nous n’ayons fait mine de vouloir leur donner le moindre sou, nous avons fini par récupérer nos documents, expliquant calmement que nous faisions le tour du monde à pied et que nous voulions demander des informations au consul du Kazakhstan. Ils nous assurèrent ensuite qu’il était interdit d’entrer dans l’ambassade avec les poches pleines et nous demandèrent de laisser tout notre fourbi dans un casier déglingué en précisant “pas problème, nous police”. Flairant le traquenard, évidemment, nous avons refusé et fait mine de renoncer à demander audience auprès de l’ambassade. Les policiers se sont alors immédiatement rétracté et invité à entrer dans l’enceinte de l’ambassade avec tout notre équipement.

A l’avenir, il serait sans doutes préférable de ne pas se présenter sur place avec  du matériel onéreux et des sommes d’argent trop facilement accessibles...

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